Ce qui est marrant, c'est qu'il y a 10 ans, ou même 5 ans, nier la "montée du niveau" vous attirait les foudres des bien-pensants, sans appel et sans ambages. Même les plus centristes, même les chiraquiens vous conspuaient.
Le niveau baisse?
Les gens hurlaient à cette idée : "il n'y a que les fachos pour penser ça"!
Et maintenant, on se prend la tête entre les mains, on se jette de la cendre sur la tête, on se repent ou on ricane devant cette expression, laconique, métaphorique et complètement à côté de la plaque, qui désignait de manière incontestable l'exact inverse de la réalité.
On pensera à peu près la même chose dans 10 ans sur le réchauffement climatique; d'abord parce que les conneries malthusiennes auront finalement lassé les riches et la classe parlante, ensuite parce que nous aurons d'autres motifs d'inquiétude pour notre survie, motifs qui nous feront rire jaune sur nos prévenances passées face à l'"avenir de la planète" et à la survie des grenouilles jaunes à pattes bleues de Bordurie.
Pour la "montée du niveau", équivalent positif de la "montée des eaux" hypothétique, la décrue mentale a lieu en ce moment même.
Les plus enthousiastes d'hier se demandent "si on a réellement progressé". Façon de dire que eux, ils détiennent toujours l'étalon du progrès, qui n'était pas biaisé, mais alors pas du tout.
Quelques égarés continuent à penser que tout est pour le mieux, mais on leur rit au nez ("lol!"). Ceux-là, c'est les mêmes neuneus qui continuent de défendre les 35h comme la plus formidable innovation de gauche depuis la colonisation. Ceux qui tuent les partis en vieillissant avec eux.
Quelques "fachos" d'hier, d'après le Système, n'ont plus un discours "réactionnaire", mais "enfoncent les portes ouvertes et alignent les lieux communs", façon polie de dire "vous aviez raison, mais ça nous ferait mal au cul de le reconnaître".
A vrai dire, c'est à qui se plaindra le plus de la nullité exquise des diplômés de l'an VII post-21 avril. Mais là encore, les lucides de la 11ème heure sont parfois les plus pervers des idéologues, comme les communistes antistaliniens "dès 1954". Quand le monde percute le mur du Réel, c'est toujours mieux de prétendre qu'on appuyait de son pied droit sur le frein depuis le début, alors qu'on écrasait, en fait la pédale d'accélération.
"Manque de moyens"
"Ils démantèlent l'écoooooleuuuh"
"Casse sociale"
Tout le pathos socialo profite des 7 ans de gestion des affaires courantes absurdistanaises par la droite de la gauche (alias l'UMP) pour faire endosser aux méchants libéraux la responsabilité du naufrage. C'est fort de café. Ca ne passera pas. Ceux qui sortent de l'université avec un mastère, actuellement, ont été au collège et au lycée sous le règne socialiste. Et ça commençait déjà à puer la ruine à cette époque.
Je suis entré au lycée en l'an 2000, et au moins 8 élèves de ma classe de seconde ont eu besoin de soutien orthographique et grammatical intensif. 8 sur 35... Le plus formidable dans cette affaire, c'est que cela consommait l'heure de soutien en groupe prévue pour le français (comme pour les maths), qui était censée aider les plus en difficulté pour l'étude de textes, bref pour préparer le bac anticipé. Toujours le même phénomène à l'oeuvre : la défaillance en cascade.
On envoie des illettrés au collège, donc le collège se transforme en école bis. On envoie des sous-lettrés au lycée, donc le lycée rattrape les lacunes du collège. Et ainsi de suite. Et on se retrouve avec des bacheliers littéraires, par exemple, qui ont un niveau en mathématiques inférieur à celui des élèves de troisième d'il y a 20 ans. Là, les capacités du lycée à compenser les tares du collège et de l'école sont dépassées, la digue a cédé, et l'université se retrouve peuplée de gens au niveau largement insuffisant ne serait-ce que pour être décemment titulaires du baccalauréat dans un pays où l'on reste attaché à la salubrité mentale et aux sens des mots.
Se rajoute à ça un effet pervers de la réforme LMD, que personne n'avait vu venir : la règle du semestre de retard, autre variante de "cavalerie" ou de "cascade". Avant, vous pouviez passer en deuxième année de DEUG avec une ou plusieurs matières en retard, mais vous deviez valider au moins 80% de l'année. Il y avait un gigantesque écrémage en premier cycle universitaire : trop d'étudiants, certes, mais les plus mauvais étaient éliminés. Avec le LMD, tatata, semestrialisation intégrale des cursus. Vous pouvez passer en deuxième année de fac avec un semestre entier de retard de la première année (semestre non validé = totalité des unités échouées, ou juste une unité de ce semestre non validée). Miracle! Plus personne ne rate, plus personne ne redouble la première année : tout le monde se pointe en deuxième année avec un semestre en retard, souvent le premier - la marge de tolérance passe donc d'une dette de 20 à 50%.
Les effectifs de licence sont donc lissés, plus de gros écrémage. Et donc les universités, par pitié, finissent par filer les semestres pour ne pas avoir d'étudiants "piégés", faisant une année entière juste pour rattraper quelques matières d'une année précédente, pour valider un semestre manquant (par exemple : l'étudiant qui valide sa deuxième année tout en ayant encore une dette de première année). Le nombre de gens admis en deuxième, ou en troisième année, avec des retards, devient considérable. Et la fac elle-même, au lieu de devenir la pierre d'achoppement, le lieu où le passage automatique à l'année supérieure s'arrête, se met à jouer le même jeu que le collège, suivi par le lycée.
Ce qui se traduira, bientôt, par un "mission accomplished" des milieux universitaires : "nous avons enfin endigué l'échec à l'entrée de l'université*, cette catastrophe nationale : 80% des gens qui entrent en licence obtiennent le diplôme!". Tout aussi myopes que leurs homologues du secondaire : ils n'ont fait que jouer le jeu de la défaillance en cascade. Les collégiens illettrés sont devenus lycéens illettrés par la magie de l'interdiction du redoublement; les lycéens illettrés sont devenus bacheliers illettrés par l'alchimie des barèmes au baccalauréat** (permettant des taux de réussite madoffiens, sans toucher en apparence aux programmes); les bacheliers illettrés deviendront des licenciés illettrés.
Maintenant, les adeptes du "niveau qui monte" se voient confrontés, dans la pratique, à ce niveau qui a monté. De plus en plus fréquemment.
Tel cadre qui se retrouve avec un stagiaire bête comme ses pieds, incapable d'une pensée construite.***
Tel journaliste, consterné par les 3 ou 4 fautes d'orthographe par ligne dans un communiqué de presse d'organisation politique de jeunes ou de syndicat lycéen.
Tel DRH, se tapant des heures supplémentaires pour pénétrer le mystère de l'incompétence diplômée, avec des programmes universitaires qui respirent pourtant l'excellence et la compétitivité.
Toujours est-il que ce subtil et subit renversement de situations pèsera beaucoup sur le coeur des jeunes générations :
1) menées tranquillement au carnage par la génération précédente, heureuse de voir les jeunes citoyennement abêtis par l'école et donc incapables de remettre en cause le monde tel qu'il s'est fait depuis 68
2) lâchées en rase campagne, pendant la débâcle, par des élites pensantes qui nient leur "niveau qui a continuellement monté", et pensent que, finalement, les jeunes sont bêtes à manger leur chapeau, sont des bons à rien qui feraient bien de laisser leurs places aux séniors dans les entreprises.
Tout ceci produira forcément des explosions de colère...
* l'échec en premier cycle était un faux problème récurrent : régulièrement, telle ou telle instance s'en émouvant, se fendait d'un rapport accablant. Pourtant, cet échec ne faisait que refléter l'ineptie de la massification de l'enseignement supérieur. Le vrai problème, du point de vue la justice sociale, c'est l'inflation scolaire, c'est-à-dire l'augmentation artificielle des niveaux d'études nécessaires pour accéder au même poste, patente dans les concours de la fonction publique. Toutes les mesures de "démocratisation" et de "'lutte contre l'échec" ont alimenté cette inflation. Or, socialement parlant, qui peut payer 3 ans d'études à ses enfants pour qu'ils deviennent fonctionnaires de catégorie B? Cette inflation scolaire est complètement liée au phénomène de déclassement social...
** magnifique ruse en effet, qui permet d'obtenir des taux de réussite calibrés, sans toucher concrètement aux programmes ni à la difficulté des sujets d'examen. Tout est dans la correction, et dans la péréquation.
*** on a beaucoup glosé sur l'"abus de stages". Mais comment exiger, sérieusement, d'un employeur, qu'il prenne le risque d'embaucher, ne serait-ce qu'en CDD (le contrat de travail le plus bétonné qui soit, accessoirement) un abruti nanti d'un diplôme par la grâce de la bureaucratie égalitaire absurdistanaise? Même si les stages s'enchaînaient chez différents employeurs, ceux-ci ne pouvaient tout simplement plus se permettre d'embaucher directement à la sortie des tuyaux, comme c'était possible il y a 20 ans. C'est ce signe de défiance qui a scandalisé les élites, plus que la précarité en elle-même. Là encore, contrairement aux neuneus antidiscriminationistes, je comprend parfaitement l'angoisse phobique des recruteurs face aux "moins de 30 ans". Angoisse qui sera pleinement justifiée quand les formations répondront à des objectifs de "diversité", la qualité des diplômes devenant complètement subornée à des impératifs idéologiques mortifères, dépassant le simple maintien de taux de réussite artificiels.
mercredi 8 juillet 2009
Le niveau monte... et le réac revient sur ses pas.
Libellés :
absurdistan,
le niveau mooooonte,
Le Progrès,
néojeunes
mardi 7 juillet 2009
Ils se touchent...
Ici
Les fonctionnaires ne sont pas indépendants. Un fonctionnaire est soumis à l'autorité hiérarchique, par définition. C'est pour cette raison, entre autres, que les médecins hospitaliers ne sont pas fonctionnaires mais agents contractuels, pour préserver leur indépendance dans l'exercice de leur profession.
J'ai l'impression qu'ils redécouvrent la lune.
Que les fonctionnaires républicains ne sont pas des propriétaires d'offices vénaux d'ancien régime, mais des exécutants soumis à la hiérarchie et au droit de réserve.*
Que les militaires n'ont pas à ouvrir leur gueule.
Qu'un lycéen qui bloque son lycée ne doit pas s'étonner d'avoir à repasser son bac en candidat libre s'il le foire.
etc.
L'inversion des valeurs commence à être vomitive...
* et je ne parle pas des enseignants qui bossent dans les boîtes privées, en totale contravention avec le statut général des fonctionnaires...
Les fonctionnaires ne sont pas indépendants. Un fonctionnaire est soumis à l'autorité hiérarchique, par définition. C'est pour cette raison, entre autres, que les médecins hospitaliers ne sont pas fonctionnaires mais agents contractuels, pour préserver leur indépendance dans l'exercice de leur profession.
J'ai l'impression qu'ils redécouvrent la lune.
Que les fonctionnaires républicains ne sont pas des propriétaires d'offices vénaux d'ancien régime, mais des exécutants soumis à la hiérarchie et au droit de réserve.*
Que les militaires n'ont pas à ouvrir leur gueule.
Qu'un lycéen qui bloque son lycée ne doit pas s'étonner d'avoir à repasser son bac en candidat libre s'il le foire.
etc.
L'inversion des valeurs commence à être vomitive...
* et je ne parle pas des enseignants qui bossent dans les boîtes privées, en totale contravention avec le statut général des fonctionnaires...
Libellés :
cours camarade la réalité est derrière toi
lundi 6 juillet 2009
Deux fois cocus
Quand les riches fabriquaient des canons et des fusils, les pauvres mourraient sur les champs de bataille pour la Patrie.
Depuis que les riches veulent la paix mondiale pour délocaliser, les pauvres sont fondus dans le moule de la mondialisation.
Depuis que les riches veulent la paix mondiale pour délocaliser, les pauvres sont fondus dans le moule de la mondialisation.
Au faciès
Quand je dis que le "moderne" (je distingue de la modernité) est une maladie mentale, on me regarde avec de grands yeux.
Une des aptitudes innées du genre humain, qui apparaît dans les premiers mois après la naissance, c'est la reconnaissance et l'analyse des visages. C'est si important que les pédiatres surveillent ça de près, car un retard à ce niveau est un mauvais signe. Les autistes, par exemple, sont coupés de cette lecture des visages. Ils ne perçoivent pas les autres, vivent dans un monde sans autrui.
Récemment, les bonnes âmes se sont scandalisées parce que la police faisait des contrôles "au faciès". C'est ni navrant, si stupide que personne n'a mouffeté. Et pourtant...
Le visage est, comme son nom l'indique, notre vis-à-vis. Par les mimiques, par le rougissement, il trahit nos émotions. Par les traits, durs ou lâches, fermes ou hésitants, il trahit aussi notre caractère*. Notre époque raffole de la "communication non-verbale", quand il s'agit de détruire le langage. Eh bien les visages sont un des exemples les plus éloquents. Platitudes? Oui! Assurément! Voilà pourquoi j'hésitais à faire une note sur ce sujet. Mais les modernes adorent rejeter les évidences premières, et ratiociner aux marges. Par exemple, ce que nous savons d'instinct, et que la science a élucidé depuis plus d'un siècle, le lien causal entre les relations sexuelles et la reproduction, est nié factuellement et théoriquement par les féministes : "mon corps m'a trahi". Non, il fonctionne normalement, le corps, c'est l'idéologie féministe qui est aberrante, c'est la perception de son corps par la féministe qui est pathologique.
J'en reviens au sujet : la discrimination "au faciès", c'est naturel et fondamental chez l'être humain. Comme le fait d'avoir peur de l'inconnu, d'être méchamment en colère quand on se fait voler, ou de rendre les coups (là encore, il est curieux qu'une époque qui vante la spontanéité diabolise à ce point les tendances naturelles de l'homme). La lecture des visages est même quelque chose de bien vu : on dit d'un tel qu'il est "physionomiste" ou "fin psychologue".
Pourtant, c'est mal, quand la police sélectionne les individus louches. Un policier qui n'essaie pas de contrôler ceux qui ont le plus de chances d'être des criminels est un... facho. Ben oui! Il n'y a que dans les régimes totalitaires que tout le monde (c'est à dire personne en particulier) est suspect, et que la police sert avant tout à terroriser la population innocente (fonction politico-sociale) et non à interpeller les contrevenants (fonction répressive). Mais nous sommes en anarcho-tyrannie : la police ne doit pas, surtout pas jouer son rôle, ce qui serait discriminant et scandaleux. Elle doit arrêter les génocidaires qui roulent à 52 km/h en ville, ou les fascistes qui roulent à 133km/h sur l'autoroute. Mieux, si elle arrête les Terroristen qui téléchargent illégalement. Mais surtout, surtout pas contrôler les connards de 20 ans à casquettes, qui roulent à 49km/h dans une grosse BMW. C'est discriminant, c'est mal. En quoi est-ce suspect de rouler avec une bagnole à 100000 euros quand on est au RSA et qu'on a bac-5? L'argent pousse sur les arbres, surtout en banlieue, c'est bien connu. Et tant pis pour le kilo de shit ou la prostituée tabassée dans le coffre... Pour ça, il y a le flot continu de faits divers, égout civilisationnel, qui pue globalement ("c'est la société qui est injuste" selon l'égoutier Rousseau) et empêche d'identifier les vrais morceaux d'ignominie qui y baignent. Avant on cachait les corps, maintenant on compte sur les journalistes pour noyer l'horreur du quotidien dans l'insignifiance de la répétition.
Tout ça pour dire que plus le temps passe, plus je réalise que toute la politico-médiaticaille relève de la psychiatrie lourde. Ces gens là sont des fous du second degré : pas des fous comme on en voit errer dans les rues, schizophrènes et psychotiques, non, des gens dont l'idéologie a ramolli la cervelle, qui leur dégouline par le nez. Tout ça pue la démence : l'insanité quotidienne, la négation du réel, la diabolisation des réactions naturelles des gens à un monde qui se délite. Je pense qu'on ne pourra rien sauver de tout ça. Il faudra faire un nettoyage par le vide.
* c'est une autre raison pour laquelle je ne suis pas et ne serais jamais "raciste" : on différencie à tous les coups le Divers "normal" de la racaille. Et indépendamment de la couleur de peau, il y a un faciès universel du sous-prolétaire américanisé : lourd, abêti, ricanant, l'idiotie qui se lit dans les yeux. Inversement, le "Divers" intégré, honnête, calme, a les traits tirés, fatigués, a l'air nerveux et presque chagrin, le visage creusé. Bref l'antithèse du barbare inculte...
Une des aptitudes innées du genre humain, qui apparaît dans les premiers mois après la naissance, c'est la reconnaissance et l'analyse des visages. C'est si important que les pédiatres surveillent ça de près, car un retard à ce niveau est un mauvais signe. Les autistes, par exemple, sont coupés de cette lecture des visages. Ils ne perçoivent pas les autres, vivent dans un monde sans autrui.
Récemment, les bonnes âmes se sont scandalisées parce que la police faisait des contrôles "au faciès". C'est ni navrant, si stupide que personne n'a mouffeté. Et pourtant...
Le visage est, comme son nom l'indique, notre vis-à-vis. Par les mimiques, par le rougissement, il trahit nos émotions. Par les traits, durs ou lâches, fermes ou hésitants, il trahit aussi notre caractère*. Notre époque raffole de la "communication non-verbale", quand il s'agit de détruire le langage. Eh bien les visages sont un des exemples les plus éloquents. Platitudes? Oui! Assurément! Voilà pourquoi j'hésitais à faire une note sur ce sujet. Mais les modernes adorent rejeter les évidences premières, et ratiociner aux marges. Par exemple, ce que nous savons d'instinct, et que la science a élucidé depuis plus d'un siècle, le lien causal entre les relations sexuelles et la reproduction, est nié factuellement et théoriquement par les féministes : "mon corps m'a trahi". Non, il fonctionne normalement, le corps, c'est l'idéologie féministe qui est aberrante, c'est la perception de son corps par la féministe qui est pathologique.
J'en reviens au sujet : la discrimination "au faciès", c'est naturel et fondamental chez l'être humain. Comme le fait d'avoir peur de l'inconnu, d'être méchamment en colère quand on se fait voler, ou de rendre les coups (là encore, il est curieux qu'une époque qui vante la spontanéité diabolise à ce point les tendances naturelles de l'homme). La lecture des visages est même quelque chose de bien vu : on dit d'un tel qu'il est "physionomiste" ou "fin psychologue".
Pourtant, c'est mal, quand la police sélectionne les individus louches. Un policier qui n'essaie pas de contrôler ceux qui ont le plus de chances d'être des criminels est un... facho. Ben oui! Il n'y a que dans les régimes totalitaires que tout le monde (c'est à dire personne en particulier) est suspect, et que la police sert avant tout à terroriser la population innocente (fonction politico-sociale) et non à interpeller les contrevenants (fonction répressive). Mais nous sommes en anarcho-tyrannie : la police ne doit pas, surtout pas jouer son rôle, ce qui serait discriminant et scandaleux. Elle doit arrêter les génocidaires qui roulent à 52 km/h en ville, ou les fascistes qui roulent à 133km/h sur l'autoroute. Mieux, si elle arrête les Terroristen qui téléchargent illégalement. Mais surtout, surtout pas contrôler les connards de 20 ans à casquettes, qui roulent à 49km/h dans une grosse BMW. C'est discriminant, c'est mal. En quoi est-ce suspect de rouler avec une bagnole à 100000 euros quand on est au RSA et qu'on a bac-5? L'argent pousse sur les arbres, surtout en banlieue, c'est bien connu. Et tant pis pour le kilo de shit ou la prostituée tabassée dans le coffre... Pour ça, il y a le flot continu de faits divers, égout civilisationnel, qui pue globalement ("c'est la société qui est injuste" selon l'égoutier Rousseau) et empêche d'identifier les vrais morceaux d'ignominie qui y baignent. Avant on cachait les corps, maintenant on compte sur les journalistes pour noyer l'horreur du quotidien dans l'insignifiance de la répétition.
Tout ça pour dire que plus le temps passe, plus je réalise que toute la politico-médiaticaille relève de la psychiatrie lourde. Ces gens là sont des fous du second degré : pas des fous comme on en voit errer dans les rues, schizophrènes et psychotiques, non, des gens dont l'idéologie a ramolli la cervelle, qui leur dégouline par le nez. Tout ça pue la démence : l'insanité quotidienne, la négation du réel, la diabolisation des réactions naturelles des gens à un monde qui se délite. Je pense qu'on ne pourra rien sauver de tout ça. Il faudra faire un nettoyage par le vide.
* c'est une autre raison pour laquelle je ne suis pas et ne serais jamais "raciste" : on différencie à tous les coups le Divers "normal" de la racaille. Et indépendamment de la couleur de peau, il y a un faciès universel du sous-prolétaire américanisé : lourd, abêti, ricanant, l'idiotie qui se lit dans les yeux. Inversement, le "Divers" intégré, honnête, calme, a les traits tirés, fatigués, a l'air nerveux et presque chagrin, le visage creusé. Bref l'antithèse du barbare inculte...
dimanche 5 juillet 2009
Ah bon!
Au second tour d'une municipale hypermédiatisée, avec le chantage qu'on connait, le FN n'est battu par la liste du système que par un honnête 47% versus 53%... soit la même différence qu'entre Sarkolène et Ségozy au second tour. Dans une bourgade qui était un fief de gauche... Ce genre de défaites, beaucoup de micro-partis en rêvent!
Les médiatiques se déchaînent contre la "défaite" de Marine, mais quand on réfléchit, c'est une victoire. Une victoire parce que 47% avec une bonne participation, c'est très bien. Et parce que le FN ne se retrouvera pas à gérer une ville ruinée sous tutelle préfectorale. La démonstration de force est faite : si l'UMP ne lève pas le masque et ne s'allie pas avec la gauche, le FN gagne. Ce genre de précédent, Marine va l'exploiter. Il est maintenant acté que le sarközysme est un chiraquisme à talonnettes. Les électeurs populaires s'en souviendront : Sarközy se fera atomiser en 2012. Il fera campagne à gauche en pure perte, et le FN lui bouffera la droite...
L'essentiel est là : le cadenas mental va sauter. La France avec un Vlaams Belang ou un parti de la Liberté à la Wilders, c'est pour bientôt. On pourra enfin défendre notre survie en tant que peuple, et envoyer paître l'UMPS.
Les médiatiques se déchaînent contre la "défaite" de Marine, mais quand on réfléchit, c'est une victoire. Une victoire parce que 47% avec une bonne participation, c'est très bien. Et parce que le FN ne se retrouvera pas à gérer une ville ruinée sous tutelle préfectorale. La démonstration de force est faite : si l'UMP ne lève pas le masque et ne s'allie pas avec la gauche, le FN gagne. Ce genre de précédent, Marine va l'exploiter. Il est maintenant acté que le sarközysme est un chiraquisme à talonnettes. Les électeurs populaires s'en souviendront : Sarközy se fera atomiser en 2012. Il fera campagne à gauche en pure perte, et le FN lui bouffera la droite...
L'essentiel est là : le cadenas mental va sauter. La France avec un Vlaams Belang ou un parti de la Liberté à la Wilders, c'est pour bientôt. On pourra enfin défendre notre survie en tant que peuple, et envoyer paître l'UMPS.
samedi 4 juillet 2009
Illustration de mes propos
Dans ma note précédente je disais ça, sans aller plus loin :
1905 n'a été que la rupture définitive, quand le pouvoir séculier a voulu s'affranchir définitivement de la référence chrétienne, couper le cordon... et quand les clercs eux-mêmes sont devenus des laïcs, ça a donné Vatican II, le nettoyage par le vide dans les églises, la déchristianisation rapide, massive et indolore.Eh bien, je suis gâté. Lisez ceci.
Schadenfreude
Kroulik, pour une fois, retarde d'un train.
La convergence entre réacs à babouches et universalistes à turbans a déjà eu lieu. Il suffit de se plonger quotidiennement dans les blogs nationalistes. Certains sont plus lucides que d'autres, mais globalement ils sont tous dans le même délire que j'ai moultement brocardé, à savoir que :
- l'Islam va reciviliser l'Europe
- l'Occident est une notion judéosioniste
- les juifs et les sionistes sont la cause de tous les problèmes.
Tout est faux, là-dedans. Je ne vais pas répéter mes arguments. D'ailleurs si on argumente trop, avec eux, on est soit un juif dans le plus mauvais des cas, soit un "païen" dans le meilleur. Pas la peine donc de leur rappeler à quel point la morale islamique est une morale du désert, relativiste au possible.
Partant de là, oui, ils ont une jouissance malsaine (Schadenfreude), en voyant les musulmans imposer lentement mais sûrement (qui va piano...) leurs codes à la société française. Ils croient qu'ils pourront revenir, eux aussi, les Emigrés éternels, en passagers clandestins de l'islam conquérant. Foutaises. L'Islam n'a pas besoin de 5 ou 6 cyberwarriors fachos pour conquérir l'Europe : le SIDA mental européen et la natalité islamique y suffisent. Même l'immigration actuelle, en soi, n'est qu'une façon d'accélérer le phénomène. Il n'y a rien de plus méprisable et méprisé qu'un allié qu'on sait infiniment plus faible que soi, par exemple les fascistes italiens vis-à-vis des nazis. Les islamistes rient sous cape en voyant ces dhimmis d'élite, rivaliser de zèle pour servir les maîtres de demain. Ce qui, d'ailleurs, au fond, est la même attitude que les politiques qui répandent des tonnes de pognon sur les banlieues, arrosent les mosquées de fric pour qu'elles poussent plus vite.
Ceci étant dit, la laïcité est et reste un mensonge français. Elle a été conçue spécifiquement et attentivement pour détruire le catholicisme. Mission accomplished! Comment se plaindre qu'elle ne marche pas avec les musulmans? Les musulmans ne peuvent pas séparer l'Eglise et l'Etat pour la bonne et simple raison que ces deux entités, et plus encore leur distinction que leur être propre, sont impensables en Islam. Ce sont les chrétiens occidentaux qui ont séparé le religieux du politique au fil des siècles, et ont fini par jouer le prince, puis la nation, contre la foi.
Où est la querelle des investitures chez les musulmans? Où est leur lutte du sacerdoce et de l'empire? Où est leur "rend à César..."? Nous, nous séparons l'Etat et l'Eglise, le temporel et le spirituel, "les deux glaives", depuis au moins 1000 ans dans les esprits et les mots, et depuis un siècle dans la loi et les faits. 1905 n'a été que la rupture définitive, quand le pouvoir séculier a voulu s'affranchir définitivement de la référence chrétienne, couper le cordon... et quand les clercs eux-mêmes sont devenus des laïcs, ça a donné Vatican II, le nettoyage par le vide dans les églises, la déchristianisation rapide, massive et indolore. En moins de trois générations, la France a été totalement déchristianisée. Et c'est ça ce que les musulmans devraient accepter? Alors que justement, l'Islam est le seul lien qui unit ces populations rapportées? Oui, il est jouissif de voir cracher sur le plat. Ils ne veulent pas mourir. Et n'étant pas raciste, je les approuve : ils refusent de manger le poison qui nous a tué, parce qu'ils veulent vivre. Vivre en tant que civilisation, peuple, histoire. Et ne pas se dissoudre dans un universalisme dégagé du sens.
Mais qu'elle crève, la Laïcité. La Mort aussi doit mourir. La laïcité est inutile puisqu'elle a rempli son objectif, l'éradication du christianisme. La France n'est pas le pays des français, comme le Deutschland est le pays des allemands. C'est le pays des droits de l'homme. La décharge universelle. Sans passé, sans avenir, sans identité, sans dessus-dessous. Donc, du simple fait de la démographie, le pays de la burqa, du niqab et du tchador.
Le nombre, le nombre, le nombre.
En poussant un peu ce domino, je me demande si mes amis réacs cathos et mes amis réconciliateurs n'ont pas énormément de points communs contrairement à ce qu'ils pensent.
Les premiers se réjouissent de la fin de cette laïcité "franc-maçonne"... [...]
J'espère que ces spectateurs transis de joie éprouvent tout de même un petit frisson de honte à l'idée qu'ils n'y seront pour rien dans la fin tant souhaitée de leur grande ennemie...
Les seconds partent du principe que la laïcité ("franc-maçonne" aussi) est caduc mais que le string est vivant.
Partant de ce constat nos "répuburkains" demandent pèle-mêle n'importe quoi, on ne sait plus trop, c'est selon l'humeur du gourou et des alliances qu'il concocte..[...]
La convergence entre réacs à babouches et universalistes à turbans a déjà eu lieu. Il suffit de se plonger quotidiennement dans les blogs nationalistes. Certains sont plus lucides que d'autres, mais globalement ils sont tous dans le même délire que j'ai moultement brocardé, à savoir que :
- l'Islam va reciviliser l'Europe
- l'Occident est une notion judéosioniste
- les juifs et les sionistes sont la cause de tous les problèmes.
Tout est faux, là-dedans. Je ne vais pas répéter mes arguments. D'ailleurs si on argumente trop, avec eux, on est soit un juif dans le plus mauvais des cas, soit un "païen" dans le meilleur. Pas la peine donc de leur rappeler à quel point la morale islamique est une morale du désert, relativiste au possible.
Partant de là, oui, ils ont une jouissance malsaine (Schadenfreude), en voyant les musulmans imposer lentement mais sûrement (qui va piano...) leurs codes à la société française. Ils croient qu'ils pourront revenir, eux aussi, les Emigrés éternels, en passagers clandestins de l'islam conquérant. Foutaises. L'Islam n'a pas besoin de 5 ou 6 cyberwarriors fachos pour conquérir l'Europe : le SIDA mental européen et la natalité islamique y suffisent. Même l'immigration actuelle, en soi, n'est qu'une façon d'accélérer le phénomène. Il n'y a rien de plus méprisable et méprisé qu'un allié qu'on sait infiniment plus faible que soi, par exemple les fascistes italiens vis-à-vis des nazis. Les islamistes rient sous cape en voyant ces dhimmis d'élite, rivaliser de zèle pour servir les maîtres de demain. Ce qui, d'ailleurs, au fond, est la même attitude que les politiques qui répandent des tonnes de pognon sur les banlieues, arrosent les mosquées de fric pour qu'elles poussent plus vite.
Ceci étant dit, la laïcité est et reste un mensonge français. Elle a été conçue spécifiquement et attentivement pour détruire le catholicisme. Mission accomplished! Comment se plaindre qu'elle ne marche pas avec les musulmans? Les musulmans ne peuvent pas séparer l'Eglise et l'Etat pour la bonne et simple raison que ces deux entités, et plus encore leur distinction que leur être propre, sont impensables en Islam. Ce sont les chrétiens occidentaux qui ont séparé le religieux du politique au fil des siècles, et ont fini par jouer le prince, puis la nation, contre la foi.
Où est la querelle des investitures chez les musulmans? Où est leur lutte du sacerdoce et de l'empire? Où est leur "rend à César..."? Nous, nous séparons l'Etat et l'Eglise, le temporel et le spirituel, "les deux glaives", depuis au moins 1000 ans dans les esprits et les mots, et depuis un siècle dans la loi et les faits. 1905 n'a été que la rupture définitive, quand le pouvoir séculier a voulu s'affranchir définitivement de la référence chrétienne, couper le cordon... et quand les clercs eux-mêmes sont devenus des laïcs, ça a donné Vatican II, le nettoyage par le vide dans les églises, la déchristianisation rapide, massive et indolore. En moins de trois générations, la France a été totalement déchristianisée. Et c'est ça ce que les musulmans devraient accepter? Alors que justement, l'Islam est le seul lien qui unit ces populations rapportées? Oui, il est jouissif de voir cracher sur le plat. Ils ne veulent pas mourir. Et n'étant pas raciste, je les approuve : ils refusent de manger le poison qui nous a tué, parce qu'ils veulent vivre. Vivre en tant que civilisation, peuple, histoire. Et ne pas se dissoudre dans un universalisme dégagé du sens.
Mais qu'elle crève, la Laïcité. La Mort aussi doit mourir. La laïcité est inutile puisqu'elle a rempli son objectif, l'éradication du christianisme. La France n'est pas le pays des français, comme le Deutschland est le pays des allemands. C'est le pays des droits de l'homme. La décharge universelle. Sans passé, sans avenir, sans identité, sans dessus-dessous. Donc, du simple fait de la démographie, le pays de la burqa, du niqab et du tchador.
Le nombre, le nombre, le nombre.
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